C’est la rentrée ! Retour du métro/boulot/dodo mais c’est aussi l’heure de la nouvelle saison culturelle ! Voici notre sélection (non exhaustive) des événements “culturellement chauds” à découvrir entre la photocopieuse et la pause café.
21 au 22 septembre: Journées du Patrimoine, animations et visites à tarifs réduits dans toute la France
PARIS
Festivals
5 au 14 septembre : Paris Design week
https://www.maison-objet.com/fr/paris-design-week
Expositions
Jusqu’au 4 novembre : Bouddha, la légende dorée, Musée national des arts asiatiques – Guimet
https://www.guimet.fr/event/expobouddha/
Jusqu’au 7 octobre : Sur la route de Tokkaido, Musée national des arts asiatiques – Guimet
28 & 29 septembre : L’envers du décor: Portes ouvertes aux studios de la Victorine, dans le cadre de l’Odyssée du cinéma : la Victorine a 100 ans, Nice (06)
“Chaque fois que je me réveille, je crois que je suis de retour dans la jungle”.
Willard est à bout. La bruyante Saigon s’est substituée à la luxuriante canopée. Les arbres couverts de lianes sont maintenant des immeubles aux câbles et étendoirs tentaculaires. Les yeux qui l’observent ne sont plus ceux des panthères, serpents et autres mygales… ou peut être que si ?
Chaleur, bruit et le manque d’air auront presque sa raison.
La jungle c’est le poumon du monde. C’est aussi un livre de légendes, un grimoire, un grenier et un terrain de jeu sans commune mesure. L’homme, comme beaucoup de choses, est né dans la jungle. Certains y vivent encore et d’autres lui ont, déjà, préféré la pierre et le béton.
Si nos sociétés quittent lentement (mais sûrement) la jungle d’écorce et de sève, elle ne cesse cependant d’attirer et d’inspirer.
Un labyrinthe
Une foule
Un voyage
Un monde
On s’y perd et s’y repère. La jungle étend ses lianes jusqu’au ciel. Les grattes ciels tombent comme rayons de soleil. C’est un enchevêtrement d’âmes et de neurones qui grouillent. La jungle qu’elle soit verte ou étendue fabrique un imaginaire qui fascine autant qu’il terrifie.
L’éveil de notre conscience écologique nous fait aujourd’hui comprendre brutalement que sans la jungle nous ne sommes rien. Ne l’avons nous jamais vraiment quittée cependant ? Nous la recréeons finalement sans cesse dans notre environnement, dans nos rapports et sur nos écrans.
C’est un endroit périlleux et magique donc. La forêt nous perd. La jungle nous dévore.
Backpacker, Indiana Jones, touristes et autochtones la traverse de fond en comble sans jamais en comprendre tous les secrets. Leurs récits vont cependant participer de cette imagerie bestiale et tribale.
La jungle est en nous, autour de nous. Sans la jungle, nous ne sommes plus rien.
La jungle, alors, serait plus état qu’Etat ?
Les images
. Apocalypse Now, Francis Ford Coppola (1979)
https://www.youtube.com/watch?v=VyNwha5hrAo
. Indiana Jones et le temple maudit, Steven Spielberg (1984)
https://www.youtube.com/watch?v=LlBsLzjjt_M
. Tarzan, Chris Buck et Kevin Lima pour Walt Disney Pictures (1999)
https://www.youtube.com/watch?v=wWxd97McyxQ
. Apocalypto, Mel Gibson (2006)
Les notes
. Welcome to the jungle, Gun N’Roses (1987)
. Run through Creedence, Clearwater Revival (1970)
Il y a 50 ans, on posait le pieds sur la Lune. Il y a 50 ans, Joe Cocker entonnait With a little help from my friends sur la scène de Woodstock.
L’année 1969, c’est beaucoup de premières fois donc. Les hippies de Haight Ashbury (San Francisco) répandent leur joie colorée autour du globe au rythme de Jefferson Airplane.
L’année 1969, c’est aussi les bombardements au Vietnam et l’assassinat de Sharon Tate par la “famille” de Charles Manson.
Une année qui figure donc l’apogée mais aussi le retour à la réalité d’un idéal et d’une époque qui marqueront à jamais notre vision du monde. Un été…
Rupture
Insouciance
Liberté
Ce sont les mots qui semblent le mieux traduire l’air qui circule en cette fin des sixties. Les adolescents de Frisco ont grandi. Les seventies, le funk et le disco frappent déjà à la porte. L’affaire Manson surtout frappera le glas d’un brutal retour à la réalité.
L’amour, la paix et la joie sont les mantras de la décennie sixties. On chante, on rit et on trip. On crée surtout ! Des notes, des traits, des mots… peu importe du moment que la transe et l’ivresse soit de la partie ! La jeunesse ne se reconnaît pas dans ce monde violent. L’art sera un moyen de se l’approprier.
L’autre devient frère et la communauté une famille. L’autre devient une extension de soi à laquelle il faut faire attention. Comme un pied de nez à l’empowerment individualiste et scintillant des années qui suivront. La Lune nous appartient ! On est invincible !
Liberté, finalement, définit cette époque qui se termine. Une époque qui étaient en rupture avec l’establishment convenu. Ce sera l’été 1969 qui symbolisera alors l’apogée de ce trip coloré sur les terres de Max Yasgur (15/18 août) mais aussi sa rupture dans le sang et la méfiance.
Une liberté artistique, politique, sociale et psychologique que John Fonda (fils de l’acteur Henry Fonda et petit frère de Jane Fonda), incarnera pour toujours sur sa Harley Davidson “Captain America”, vent en poupe, le cheveu sauvage et la route vierge pour seul horizon.
“You know, Billy, we blew it” , Wyatt aka feu John Fonda.
Les images
. Easy Rider, Dennis Hopper (1969)
. Woodstock Michael Wadleigh (1970)/ Documentaire tourné en direct des concerts de 1969 avec pour assistant caméra un certain Martin Scorsese.
Les notes
. Somebody to love, Jefferson Airplane (1967)
. I’m Going Home, Ten Years After (Woodstock concert 1969)
https://www.youtube.com/watch?v=_m7Q_rGLS_Q
. My Generation, The Who (Woodstock 1969)
https://www.youtube.com/watch?v=F03a-EYvifU
. Higher and higher, Sly and the family stone (Woodstock concert, 1969)